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123 tortues volées aux Galápagos : une enquête est ouverte

Des vols de tortues répétés

Chelonoidis Vicina

Washington Paredes, député des Galápagos a en effet annoncé que 123 tortues avaient été dérobées au cour de la journée du mardi 02 Octobre.

Ces dernières, élevées au sein de leur habitat naturel sur l’Île Isabella, centre d’élevage dédié à la reproduction de tortues géantes depuis 1993 et plus particulièrement aux espèces « Chelonoidis vicina » et « Chelonoidis guntheri », se trouvaient apparemment dans une zone peu protégée.

 

Chelonoidis Guntheri

Selon Washington Paredes, la zone en question était dépourvue de caméras. De ce fait, le vol de ces tortues n’était pas le premier. Néanmoins, les enquêteurs locaux ne disposent à ces jours d’aucun indices pouvant potentiellement relier les acteurs de ce vol aux précédents.

Quelques mois plus tôt, en Juin 2018, un autre scandale avait éclaté concernant cette île, la mêlant à une affaire de trafic international, obligeant de ce fait un rapatriement de 26 tortues alors âgées de trois à cinq ans au Pérou.

Un phénomène croissant

 Ces différents phénomènes pouvant paraître peu croyables, ils n’en sont pas moins rares. Malheureusement, les disparition d’animaux sauvages le plus souvent élevés en captivités se multiplient depuis quelques années de par la convoitise de leurs carapaces, cornes ou fourrures en fonction des espèces.

Tortue d’Hermann : reconnaissable à ses couleurs jaunes et noirs du sa carapace

De plus, ce fléau n’épargne pas la France qui subit également de plus en plus de vols à répétition dont celui, en Septembre 2018 en Corse, au sein d’un zoo qui s’est vu dérober cinquante-six tortues d’Hermann. Ces dernières, mesurant une vingtaine de centimètres, représentaient des cibles faciles pour les délinquants. Elles s’avèrent également être considérées comme « en danger » par l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN) à savoir la principale ONG consacrée à la conservation de la nature.

Comment agir contre ces pratiques ?

En France, les enquêtes concernant la disparition et le vol d’animaux sont confiées le plus souvent à la gendarmerie. Néanmoins, de nombreux parcs et réserves décident depuis peu de faire appel aux réseaux sociaux pour faire passer leurs messages et demander de l’aide.

C’est en effet le cas du parc : « A Culatta », s’étant fait dérobé ses tortues d’Hermann en Septembre dernier, qui a décidé de faire appel aux internautes via Facebook (capture d’écran ci-dessous). Cette action a mobilisé les internautes de France qui, par soutient, ont massivement aimé et partagé la publication dans l’espoir de retrouver les tortues ou de dissuader les malfaiteurs d’effectuer quelconque action.

De plus, chaque tortue étant dotée d’une puce électronique implantée par un vétérinaire dans le corps de ces dernières (imposée par l’administration pour bon nombre d’espèces), un fichier central a été mis à disposition par l’organisation FFEPT (Fédération Française pour l’Elevage et la Protection des Tortues).

Ce dernier permet, grâce au numéro d’identification unique des tortues, d’empêcher la revente de tortues volées. En effet, tout acheteur de tortue sera en mesure d’entrer le numéro en question dans le fichier central qui lui indiquera la provenance de l’animal.

L’organisation a de ce fait, mis à disposition des particuliers un site internet leur permettant d’avoir accès à cette base de données dans le même but de retrouver leur animal volé. Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://www.ffept.org/fichier-central-vol/.

Dylan, rédacteur EVI