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Animaux d’Amérique

Découvrez les animaux en image et en description.

Cette rubrique vous permet d’apprendre quelles sont les caractéristiques et les statuts de conservation des animaux sauvages présents en Amérique du sud et en Amérique centrale.

Classées par ordre alphabétique, régulièrement de nouvelles espèces apparaîtront dans la liste.

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Caïman

Caiman Iguazu

Le Caïman

Le Caïman

Identité

Ordre : Crocodolien

Famille : Alligatoridé

Genre : Alligator

Espèces : Caiman Crocodilus ou Melanosuchus niger

Lieu : Amérique du sud

Description

Le Caïman se confond souvent avec le crocodile ou l’alligator, or sa description permet de le différencier clairement des deux autres. Il est de couleur sombre, parfois proche du noir, ses yeux et ses narines sont positionnés sur le dessus de sa tête large et courte. Le corps est recouvert d’écailles et une dentition puissante lui permet de broyer des os. Sa taille varie de 1,5 mètres à 2,5 mètres, les femelles étant plus petites que les mâles, à l’exception du caïman noir qui mesure jusqu’à 5 mètres. Sa durée de vie s’estime à 60 ans.

Habitat

Le caïman existe exclusivement en Amérique du sud. Il vit au sein des rivières, des lacs et parfois, des mangroves (marais). Lorsque les températures baissent, il se construit un terrier dans lequel il s’abrite pour hiberner.

Alimentation

Le caïman est un prédateur qui se nourrit de poissons, d’amphibiens, de reptiles et d’oiseaux aquatiques. Lorsque la saison est sèche, le caïman est capable de ne pas se nourrir pendant de longues périodes. En revanche, il est aussi apte au cannibalisme. Les plus jeunes mangent essentiellement des invertébrés aquatique : insectes, mollusques, crustacés. C’est en devenant adulte que leur alimentation s’oriente alors sur les vertébrés.

Reproduction

Le caïman atteint sa maturité sexuelle entre l’âge de 4 et 7 ans, celle du mâle étant plus tardive que celle de la femelle. Lors de la saison chaude et humide, le caïman construit un nid à base de végétaux permettant de maintenir les oeufs au dessus de l’eau et dont la décomposition assurera l’incubation (période pendant laquelle l’embryon se développe dans l’oeuf jusqu’à l’éclosion). L’animal s’accouple dans l’eau. La femelle déposera ensuite entre 15 et 40 oeufs dans le nid pour une durée d’environ 70 jours jusqu’à l’éclosion.Le sexe des futurs caïmans dépend de la température : au dessous de 31,5º, la ponte apporte des femelles, au dessus, la ponte apporte des mâles. Lorsque les oeufs sont prêts à éclore, la femelle dégage le nid de la végétation et met les petits à l’eau. Elle sera ensuite très présente auprès de sa progéniture pendant les premières semaines, afin de la protéger des prédateurs.

Ennemis

Le caïman jeune fait face à de nombreux prédateurs : hérons, aigrettes et serpents sont un véritable danger pour lui. Lorsque le caïman devient adulte, ces prédateurs ne sont plus une menace. Le nouvel ennemi de l’animal, non des moindres, est l’homme.

Statut

Certaines espèces de caïmans sont classées « en danger d’extinction » ou « vulnérable » par l’U.I.C.N. (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Cela signifie qu’elles risquent de disparaître ou qu’elles sont proche d’être en danger. La principale menace est l’homme, qui les chassent ou les exploitent. Les espèces les plus courantes ne sont pas menacées, la plupart des caïmans sont classés en Annexe II (les Annexes I, II et III de la Convention sont des listes où figurent des espèces bénéficiant de différents degrés ou types de protection face à la surexploitation de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Colibri

Colibri

Le colibri, ou « Oiseau-­mouche »

Le colibri, ou « Oiseau-­mouche »

Identité

Classe : Oiseau

Embranchement : Chordé

Ordre : Apodiforme

Famille : Accipitride

Genre : Calypte

Espèce : Chrysaetos

Lieu : Amérique

Description

Le nom « Colibri » provient des indiens Taïnos (les premiers habitants de Cuba) et signifie «Oiseau Dieu ». Le colibri, aussi appelé « oiseau-mouche » est un petit oiseau dont la taille peut varier de 2 cm à 35 cm selon l’espèce. Le plus petit d’entre eux est appelé le « colibri-­abeille », c’est aussi le plus petit oiseau au monde. Les colibris ont de courtes pattes. Ils sont incapable de se poser sur le sol et ne peuvent se poser que sur des branches. Leur plumage varie du brun au vert et du rouge au noir, avec de vives couleurs au niveau de la tête. Leur long bec, adapté à leur besoin alimentaire, renferme une langue extensible séparée en deux à son extrémité et dotée de petite soies et nervures leur permettant d’atteindre le nectar des fleurs aisément. Ces petits oiseaux peuvent s’adapter au climat en changeant leur température corporelle et leur rythme cardiaque, qui peut par exemple passer de 1260 à 50 battements la minute. La durée de vie d’un colibri est d’environ 2 à 3 ans.

La faculté particulière des Colibris

Les ailes longues et étroites de ces petits oiseaux sont capables de battre à raison de 22 à 78 coups par secondes. Ainsi, l’oiseau peut voler sur place en effectuant des mouvements d’ailes en « 8 ». La souplesse de leurs épaules leur permet de battre des ailes dans toutes les directions. C’est également le seul oiseau au monde à pouvoir voler à reculons. C’est grâce à leur muscle pectoral, qui constitue 25 à 30% de leur poids, que les colibris peuvent établir de telles performances de vol (chez l’homme, le muscle pectoral constitue en moyenne 5% de son poids). Par ailleurs, les colibris ont la capacité de transporter une grande quantité d’oxygène à leurs muscles lors des efforts, grâce à une haute teneur en globule rouge. Le volume d’oxygène brassé à chaque respiration représente le double de celui d’un mammifère de même taille.

Habitat

Ce sont des oiseaux très territoriaux, ils n’hésitent pas à chasser ceux qui tentent de s’approcher de leur domaine. Les colibris vivent dans les forêts diverses d’Amérique, depuis la Terre de Feu (archipel la plus au sud d’Amérique du Sud), jusqu’aux abord du Cercle Arctique. On peut les observer autant près de la mer que jusqu’à 5000 mètres d’altitude, tant qu’ils y trouvent des plantes les alimentant en nectar. Le colibri-­abeille, lui, n’existe qu’à Cuba.

Alimentation

Les colibris sont des oiseaux essentiellement nectarivores, puisqu’ils se nourrissent à 90% du nectar des fleurs. Ils consomment néanmoins également des insectes, qu’ils trouvent sur les feuilles, qu’ils attrapent en vol ou encore qu’ils piquent sur les toiles d’araignée. Certaines espèces peuvent se nourrir parfois de la sève des arbres. La longueur du bec, variant de 1,5 à 10 cm, et la longue langue extensible sont des atouts indéniables pour les colibris, qui favorisent notamment la pollinisation des fleurs. Accomplissant de longues migrations, le colibri doit accumuler environ 40% à 50% de son poids en graisse pour pouvoir effectuer le voyage. Il s’alimente généralement 5 à 8 fois par heure et ingurgite de 3 à 7 calories par jour environ, ce qui est une quantité énorme par rapport à sa petite taille.

Reproduction

Le nid des colibris est formé avec des brins d’herbe et de lichen liés par des fils d’araignée ou des soies d’insectes. La durée de couvaison dure généralement entre 14 et 19 jours. La femelle pond deux petits œufs à 48 heures d’intervalle. Elle doit effectuer des dizaines d’aller-­retour par jour afin de nourrir ses petits. Elle stocke la nourriture dans la partie supérieure de son tube digestif puis la régurgite dans le gosier des petits. Les petits colibris quittent le nid après environ deux à trois semaines et sont alors capable de voler.

Ennemis

Les colibris peuvent craindre les petits félins (les chats sont l’une des principales causes de disparition des colibris au Chili), les serpents et quelques autres oiseaux comme les faucons. D’autres prédateurs plus dangereux sont des oiseaux de la famille de Corvidae et des Ramphastidae, ou encore des espèces de la famille des chiroptères (chauve-souris), qui pillent le nid des colibris. Malheureusement, l’homme fut et est l’un des plus féroces ennemis du petit oiseau : à la fin du 19ème siècle, des centaines de milliers de colibris ont été convoités pour leur joli plumage coloré. Les hommes s’en servaient pour magnifier les chapeaux des dames, autrefois très à la mode. Actuellement, c’est la perte de leur habitat naturel qui met les colibris an danger.

Statut

Deux espèces de colibris sont classées comme éteintes par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) en 2007. Dix autres espèces sont actuellement classées « en danger critique d’extinction ». Il est donc important d’agir pour la préservation des habitats naturels afin de protéger le colibri et de ne pas le voir totalement disparaître à long terme.

Geai Acahé

Geai_Acahe animaux du monde

Le Geai acahé

Le Geai acahé

Identité

Ordre : Passériformes

Famille : Corvidés

Genre : Cyanocorax

Espèce : Chrysops

Lieu : Amérique du sud

Description

Le Geai acahé est un oiseau qui mesure 32 à 35 cm. Le plumage aux reflets de sa tête, de son cou, de sa gorge et du haut de sa poitrine est noir tandis que le reste du corps est jaune-crème. Des petites tâches sous l’oeil se lient à une ligne malaire violacé le long de la gorge. Sur le dessus de sa tête l’oiseau possède une demie-huppe veloutée. Le mâle et la femelle n’ont pas de distinction particulière. En revanche, les jeunes Geai acahé n’ont pas de taches autour des yeux et leur iris est plus brun. C’est un oiseau très intelligent qui vit en groupe et qui est très sociable. Il existe quatre sous-espèce de Geai acahé.

Chant

Le Geai acahé possède un répertoire vaste de sons. Il est aussi capable d’imiter le cri d’autres espèces. La phrase la plus couramment entendue est un « chyup-chyup » de deux à six notes. Au cours de la défense du territoire, il lance des cris qui portent loin, se distinguant selon la distance d’approche du prédateur.

Habitat

Le Geai acahé se retrouve en Amérique du sud, plus spécifiquement au Brésil, au Paraguay, en Bolivie, en Uruguay et dans le nord de l’Argentine. Il vit dans les forêts, généralement jusqu’à 1500 mètres d’altitude mais peut grimper jusqu’à 2800 mètres en Bolivie. On le retrouve notamment dans les lisières des forêts, dans les plantations d’Eucalyptus et parfois dans des zones rurales. Il affectionne particulièrement les lieux proches des champs de maïs.

Alimentation

Le Geai acahé se nourrit essentiellement de petits invertébrés. Il consomme notamment des fruits de diverses plantes, du maïs et parfois, de nouveau-nés d’autres oiseaux ou de grenouilles. Dans les zones rurales, il n’hésite pas à se nourrir des restes trouvés. Lorsque l’oiseau attrape sa proie, il l’emporte quelques mètres plus loin en la tenant avec ses pattes. Il stocke notamment de la nourriture dans des caches situées généralement sur le sol et recouvertes de feuilles ou entre des branches dans les arbres.

Reproduction

Le Geai acahé agit en groupe de deux ou trois lors de la nidification, dans le but de protéger le nid des prédateurs. Le nid est réalisé avec de très fines branches qui forment une coupe d’environ 30 cm de diamètre, dont l’intérieur est garni de petites brindilles et de fibres végétales. Il se trouve dans un arbre aux feuilles denses, entre 4 et 7 mètres au dessus du sol. La ponte comprend entre 2 et 4 oeufs et l’incubation dure de 18 à 20 jours. Ensuite, les oisillons restent dans le nid durant 23 jours environs. Ils seront encore nourris pendant au minimum 90 jours après leur premier envol. Le mâle offre de la nourriture à la femelle pour la séduire et celle-ci répond en secouant légèrement les ailes et la queue. Ils sont monogames mais leurs couples ne sont pas nécessairement établis à vie.

Ennemis

Le Geai acahé a pour prédateur principal les rapaces qui peuvent s’en prendre à eux, particulièrement durant l’hiver lorsque les feuillages sont moins abondants.

Statut

Le Geai acahé est menacé par la déforestation et par le commerce illégal, car son intelligence et ses couleurs attirent la convoitise des hommes. Cependant, l’animal n’est pas considéré comme menacé actuellement. Il est capable de s’adapter à des habitats modifiés et même à des zones urbaines, si une forêt se trouve à proximité.

Guanaco

Guanacos

Le Guanaco

Le Guanaco

Identité

Classe: Mammifères

Ordre: Artiodactyles

Famille: Camélidés

Lieu : Amérique du sud

Description

Le Guanaco est un chameau sauvage non domestiqué, à l’exception du Lama guanaco ou de son cousin l’Alpaga. Il a un cou mince et de longues jambes typiques des camélidés. Les adultes mesurent 90 à 130 cm de haut et pèsent entre 90 et 140 kg. Il n’y a pas de distinction particulière entre le mâle et la femelle si ce n’est que les canines du mâles sont plus grandes que cette dernière. Les plus petits se trouvent au Pérou, quant aux plus grands, au Chili. Le pelage de l’animal est rougeâtre et celui-ci peut vivre jusqu’à environ 30 ans. Le guanaco a développé une adaptation physiologique aux variations de climat, par exemple, en ajustant la position de son corps il peut « ouvrir » ou « fermer » une zone de laine très fine située sur les flancs avant et arrières de son corps afin de faire varier la quantité de peau exposée. Le mammifère est l’un des plus grands herbivores en Amérique du sud.

Habitat

Le guanaco est un animal qui s’adapte facilement à différents climats et terrains : déserts arides, montagnes, forêts, régions rocheuses, prairies où la végétation est abondante. On retrouve l’animal au Pérou, en Bolivie, au Chili et en Argentine (particulièrement en Patagonie). Il vit généralement en petits groupes d’une vingtaine, menés par un mâle dominant. Au Pérou, il se trouve essentiellement dans les steppes montagneuses, entre 1.000 et 3.800 mètres.

Alimentation

Le Guanaco est un animal herbivore : il se nourrit de plantes, d’herbe et de divers végétaux. Son métabolisme résistant lui permet de rester plusieurs jours sans boire. Dans les Andes de l’Argentine, son alimentation principale se constitue de deux arbustes : le Mulinom spinosum et Colletia sponosissina. Lorsque sa nourriture favorite n’est pas disponible, il mange des lichens, des champignons, des cactus, des fruits et des fleurs.

Reproduction

La saison des amours se situe entre Novembre et Février. À cette période, les mâles livrent des combats afin d’établir une position dominante. Les mâles sont très territoriales, ils le deviennent entre l’âge de 4 et 6 ans. C’est un animal polygame très protecteur de sa famille qui se compose généralement de 4 à 7 femelles et des petits. Le mâle peut se reproduire jusqu’à 12 ans. La femelle atteint la maturité sexuelle à 14 mois et met bas un petit, appelé chulengo, après une gestation d’environ 11 mois.

Ennemis

Les principaux prédateurs naturels du guanaco sont le puma et le condor pour les plus jeunes. Pour se défendre l’animal peut être très agressif, mordant, crachant et frappant avec son cou et ses pattes arrières. Il est aussi capable de courir jusqu’à une vitesse de 65km/heure en moyenne. Il se sert notamment de cris d’alarme pour avertir le groupe de la présence d’un prédateur.

Statut

Le Guanaco est classé en Annexe II (les Annexes I, II et III de la Convention sont des listes où figurent des espèces bénéficiant de différents degrés ou types de protection face à la surexploitation) de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). C’est une espèce protégée. Celui-ci a disparu de nombreuses régions et, bien que le guanaco sauvage n’est pas domestiqué, il a été chassé pour sa fourrure.

Lion de mer

Lion de mer

Le Lion de mer ou Otarie de Steller

Le Lion de mer ou Otarie de Steller

Identite

Ordre : Carnivora

Sous-ordre : Caniformia

Famille : Otariidae

Sous-famille : Otariinae

Genre : Eumetopias

Lieu : Essentiellement du sud de la Californie (Etats-Unis) jusqu’au Japon mais on retrouve notamment l’Otarie sur certaines côtes de l’Amérique du sud.

Descritpion

Le lion de mer, aussi appelé Otarie de Steller, est la plus grande espèce d’Otarie. Il peut peser entre 300 kg et 1.100 kg et mesure entre 2 et 3 mètres, la femelle étant moins imposante que le mâle. Le mammifère marin vit généralement entre 14 et 22 ans mais peut vivre jusqu’à 50 ans. La couleur de son poil varie du jaune pâle au brun. Le mâle dominant possède une fourrure rappelant la crinière d’un lion. Sa tête est ronde il possède des petites oreilles qui déterminent de son statut d’otarie. Sa mâchoire est puissante. Il possède des nageoires pectorales qui lui permettent de se déplacer dans l’eau comme sur terre lorsqu’il prend appui sur celles-ci. Sa vue étant adaptée à l’eau, en milieu non aquatique il se révèle être astigmate. Le lion de mer communique par vocalisations dont les plus caractéristiques sont des rugissements graves et puissants.

Habitat

Le lion de mer est un mammifère marin. On le retrouve essentiellement dans les eaux de l’océan Pacifique Nord et Nord-Est, du Détroit de Béring aux Aléoutiennes, de l’Alaska à la Basse-Californie. Lorsqu’il n’est pas sous l’eau, il s’installe sur des côtes à l’abri des prédateurs.

Alimentation

Le lion de mer est carnivore, il se nourrit de hareng, de maquereau, de saumon, d’esturgeon et d’autres poissons. Il mange notamment des céphalopodes comme le calamar et parfois, de jeunes phoques à fourrure.

Reproduction

La reproduction se fait sur les plages, à l’abri des prédateurs, où les mâles s’installent avant l’arrivée des femelles pour ensuite livrer des combats rituels puis s’accoupler. La gestation dure huit à douze mois puis le petit sera allaité pendant huit à dix mois. Généralement, la femelle met bas un seule petit mesurant 1 mètre environ et pesant entre 15 et 25 kg. Le durée du sevrage varie, pouvant s’étendre jusqu’à 4 ans.

Ennemis

Le lion de mer a pour principal prédateur l’orque et le requin. L’orque a notamment adopté une technique de chasse très particulière observable sur la côte Atlantique d’Argentine, à la Péninsule Valdes, qui consiste à s’échouer sur le large pour attraper les petits.

Statut

Le lion de mer est une espèce protégée inscrite sur la liste rouge mondiale de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) depuis 2000. La menace vient de la pollution, de la surpêche qui ôte leur alimentation de la chasse abusive et de l’abattage pour sa fourrure ou parce qu’il est considéré gênant par les pêcheurs. Les populations occidentales ont diminué de 70 à 80 % depuis les années 1970 et ne cessent de se réduire.

Manchot de Magellan

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Le Manchot de Magellan

Le Manchot de Magellan

Identité

Ordre : Sphenisciformes

Famille : Spheniscidae

Genre : Spheniscus

Sous-espèces: Aucune

Lieu : Amérique du sud

Description

Le nom du Manchot de Magellan vient de l’explorateur Magellan qui fut le premier européen à se rendre dans l’extrémité sud du continent américain et à voir cette espèce, en 1519. Son dos est noir et sa face ventrale est blanche avec deux bandes noires. L’oiseau possède un bec bombé et certaines parties de sa têtes sont sans plume. Il a les pieds palmés, courts et larges. Son plumage est très épais et enduit d’une huile imperméable qu’il extrait d’une glande nommée uropygiale. Chaque année il change de plumage. Il mesure entre 50 cm et 70 cm, pèse jusqu’à 5 kilos et peut vivre environ 20 ans. Le mâle est légèrement plus grand que la femelle et son bec est un peu plus développé. Il vit essentiellement dans l’eau et il y dort, c’est un excellent nageur. Le cri du manchot est très particulier et ressemble à un braiment.

Habitat

Le manchot de Magellan se trouve en Argentine, au Chili et sur les îles Falkland et Malouines. Il migre vers le nord entre avril et août et peut être observer au sud du brésil. C’est un animal marin qui creuse des terriers dans le sol sur les côtes, favorisant les emplacements protégés par la végétation.

Manchots de magellan punta tombo

Alimentation

Le manchot de Magellan est pélagique, il se nourrit essentiellement de poissons comme la sardine ou l’anchois. Parfois, il se nourrit aussi de céphalopodes et de crustacés. Il mange ses proies directement sous l’eau, en se positionnant en dessous des poissons pour les approcher. Parfois, lorsqu’il aperçoit un large groupe de poisson, il nage tout autour afin de le rendre plus compact puis s’élance au sein du groupe pour attraper un maximum de poisson.

Reproduction

Le manchot de Magellan est monogame. Lors de la parade nuptiale, le manchot étire le cou, pointe le bec vers le ciel en étendant ses nageoires et émet des cris. Cette parade peut durer 1 heure ou plus. Par la suite, le couple se lisse mutuellement les plumes pour renforcer leur lien. Le mâle arrive entre août et septembre afin de construire le nid pour la ponte. Le manchot de Magellan revient chaque année au même endroit. Les femelles viennent ensuite et les couples se forment. Elles pondent généralement deux oeufs qu’elles vont ensuite couver durant 30 à 40 jours, avec l’aide des mâles. Après la naissance, les oisillons sont alimentés par leurs parents par régurgitation pendant au moins deux mois et demi, jusqu’à ce qu’ils imperméabilisent leurs nouvelles plumes et puissent aller dans l’eau pour se nourrir. C’est à l’âge de 3 ou 4 ans qu’ils deviennent apte à se reproduire. Entre janvier et février les jeunes groupes, nés pendant les saisons antérieures, retournent sur leur lieu de naissance durant presque deux semaines et perdent leur plumage d’origine sur terre.

Ennemis

Les prédateurs naturels du manchot de Magellan sont nombreux : orques, otaries à crinière, goéland, labbe, puma, tatou, renard. Ces derniers, non marins, s’en prennent essentiellement aux oeufs et aux poussins.

Statut

Les menaces qui pèsent sur le manchot de Magellan sont la pollution de leur environnement, la surpêche qui diminue leur nourriture et les emprisonnent dans les filets, le ramassage des oeufs, la présence de nouveaux prédateurs et le tourisme. L’espèce n’est pas classée comme menacée, cependant l’évolution de sa population est surveillée car l’impact humain est important et la menace pourrait s’aggraver.

Puma

puma

Le Puma, ou Couguar

Le Puma, ou Couguar

Identité

Ordre : Carnivore
Famille : Felidé
Genre : Puma
Espèces : Puma concolor
Lieu : Amérique du nord, centrale et du sud

Descriptif

Le puma est un animal difficile à observer dans son milieu naturel. Le couguar est le nom que l’on lui donne plus communément en Amérique du nord. Il porte aussi le surnom de « lion des montagnes ». Il peut mesurer entre 1m et 2,30m et de 60 à 70cm de hauteur. Les femelles sont plus petites et pèsent 60 kg maximum, le mâle peut atteindre et dépasser les 100 kg. Ses pattes munies de quatre doigts et de griffes rétractiles, mesurent 22 à 30cm. Ses pattes arrière sont plus larges et plus puissantes ce qui lui permet de faire de grands bonds pouvant atteindre 4 m de haut pour 6 m de long. Sa longue queue (entre 50 et 85 cm), plus foncée à son extrémité, est l’une des caractéristiques du puma. Le couguar possède une petite tête de forme arrondie avec des oreilles assez larges. Il possède un court museau beige à blanc autour de la mâchoire, muni de vibrisses blanches. Sa truffe est rose. Le pelage d’un puma est uniforme et le plus souvent argenté ou fauve. Il se déplace en silence et peut courir jusqu’à 70 km/h en moyenne. Les cris du puma diffèrent selon les circonstances. Ils peuvent être très aigus ou ressembler à un sifflement en période de rut. Ils peuvent faire aussi penser à un fort ronronnement. Le puma ne rugit pas mais émet un gémissement aigu pour menacer les intrus osant s’aventurer sur son territoire.

Puma

 

Habitat

Le puma fréquente tout type de terrain en fonction des régions où il se trouve. Sa zone de répartition englobe initialement les deux Amériques, depuis la Colombie britannique jusqu’en Argentine, des montagnes Rocheuses à la cordillère des Andes, jusque dans la jungle tropicale d’Amazonie. Il habite les forêts de conifères et les forêts mixtes mais aussi les régions montagneuses, les vallées boisées et les zones marécageuses. Aux Etats-Unis et en Amérique Centrale, il fréquente également les zones plus ouvertes comme les prairies ou encore les canyons vertigineux et les milieux rocheux. Des spécimens ont déjà été aperçus à plus de 5.000 mètres d’altitude. Compte tenu de l’expansion démographique humaine, le félin a disparu du centre et de l’est des États-Unis et de l’Uruguay.

Alimentation

Au crépuscule, il part à la recherche de ses proies et il poursuivra sa chasse pendant la nuit et à l’aube. Le puma est plutôt opportuniste et son alimentation est adaptée aux proies vivant sur son territoire. Il chasse généralement à l’affût mais peut également traquer ses proies et s’avancer très silencieusement puis bondir dessus après une course rapide. Il s’alimente ainsi de différents mammifères comme les cerfs de Virginie, les wapitis, les rongeurs, les cochons sauvages, les tatous, les lynx, les oiseaux, les ovins comme les mouflons, les lièvres, les porcs-épics ainsi que des singes ou des oursons. Les pumas peuvent s’attaquer à des animaux beaucoup plus gros qu’eux. Ils enterrent ensuite la carcasse ou la recouvrent partiellement afin de la protéger quelques jours des charognards avant de revenir s’en nourrir. En Amérique latine, ils subissent la concurrence des jaguars. Enfin, ils peuvent parfois aller vers des animaux d’élevage (chevaux, moutons, vaches, chèvres, etc.).

Reproduction

Pendant la saison de l’accouplement, les pumas émettent des sortes de miaulements (ou feulements) puissants. Le mâle ne rejoint la femelle que pour l’accouplement et celle-ci élèvera seule sa progéniture. La maturité sexuelle est atteinte entre 1 an et demi et 3 ans selon que ce soit une femelle ou un mâle et selon le milieu. Une femelle ne met bas que tous les deux ans. Les accouplements sont brefs mais réguliers, et après une période de gestation d’environ 3 mois, dans une cachette aménagée, la femelle donnera naissance à une portée de 2 à 3 chatons. On note qu’à leur naissance, les bébés ont des taches noires qui disparaîtront vers 6 mois. Le sevrage dure 3 mois aux termes duquel la mère va les emmener sur le lieu d’une proie qu’elle aura tuée. À partir de 6 mois, ils commenceront à chasser sur le territoire avec leur mère et ils la quitteront vers 2 ans. Il arrive qu’un mâle attaque et tue les petits. Les femelles peuvent également mourir en tentant de protéger leur progéniture. Dans son environnement naturel, un puma vit environ 8 à 10 ans et en captivité, sa longévité peut dépasser 25 ans.

 

Ennemis

Hormis l’homme, le couguar n’a pas de prédateur naturel. L’animal peut parfois entrer en conflit avec des grizzlis ou une meute de loup en Amérique du nord des anacondas ou des jaguars en Amérique centrale et du sud. Les pumas sont menacés par la perte et la fragmentation de leurs habitats, par le braconnage ainsi que par la chasse excessive des proies sauvages qui font parties de leur alimentation. Ils sont persécutés aussi pour la crainte qu’ils exercent sur les humains comme quoi ils seraient une menace, hors ceci est totalement faux. Sa chasse est réglementée sauf dans l’État du Texas où on peut le tirer à vue. L’animal continue son expansion vers l’est du pays et se retrouve de plus en plus fréquemment en contact avec les humains. Le risque principal consiste en des collisions avec des véhicules. Le puma s’attaque occasionnellement aux animaux domestiques en l’absence de ses proies naturelles mais s’attaque rarement à l’Homme bien que des confrontations mortelles aient lieu.

Statut

L’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) considère que l’espèce n’est pas en danger d’extinction et la classe donc comme préoccupation mineure. Cependant, des sous-espèces comme le puma « concolor coryi » de Floride qui ne compte plus qu’une cinquantaine d’individus dans le marais de Big Cypress, ou celles d’Amérique Centrale sont classées en Annexe I de la CITES : danger d’extinction.

Singe hurleur

Singe hurleur

Le Singe hurleur, ou Alouate

Le Singe hurleur, ou Alouate

Identité

Ordre : Primate

Classe : Mammifère

Famille : Cébidés

Genre : Alouatta seniculus

Lieu : Amérique du sud et centrale

Description

Le singe hurleur, ou l’Alouate, est une espèce de primate néotropical, un genre de singes du Nouveau Monde (ceux-ci correspondent aux primates « Platyrhiniens » répartis depuis le Mexique jusqu’au sud du Brésil qui se différencient des autres singes grâce à des caractéristiques spécifiques). Il se distingue sous plusieurs espèces : le hurleur à manteau, le hurleur roux, le hurleur noir, le hurleur du Guatemala, hurleur à mains rousses, hurleur brun. Le singe mesure entre 50 et 70 cm, tout comme sa queue qu’il utilise pour se balancer et se suspendre aux branches. Ses mains sont composées de cinq doigts dont les deux premiers sont séparés des trois autres. C’est le plus grand singe d’Amérique qui possède une particularité : son cri est parmi les plus bruyants au monde.

Son cri

Le singe hurleur possède un cri très puissant grâce à un os (l’os hyoïde) situé dans sa gorge qui se trouve être 25 fois plus grand que chez les autres singes et qui offre une caisse de résonance impressionnante. Il utilise ce cri pour communiquer avec ses semblables, notamment pour délimiter son territoire.

Habitat

Le singe hurleur se trouve entre le nord de l’Amérique du sud, au Vénézuela, au Costa Rica, jusqu’au sud du Brésil, notamment en Bolivie et dans les Andes. Il vit en groupe d’une dizaine d’individus, dirigés par un mâle dominant qui protège le territoire. Il pousse des hurlements en début de matinée ou au crépuscule pour dissuader tout autre groupe de venir sur leur terrain. C’est un animal qui se déplace lentement, essentiellement en haut des arbres, bien qu’il puisse descendre parfois au sol et même se retrouver à nager si nécessaire.

Alimentation

Le singe hurleur est un herbivore, il se nourrit de feuilles et de fruits. Sa digestion est lente, ainsi, il passe la majeure partie de sa journée à se reposer. Occasionnellement il peut manger des noix, des graines ou des fleurs. Il aime choisir soigneusement ce qu’il mange et cette sélection lui permet de survivre parfaitement et de conserver sa puissance, même s’il est mois actif que les autres singes.

Reproduction

Le singe hurleur se reproduit tout au long de l’année. C’est une espèce polygame, le mâle tout comme la femelle peut s’accoupler avec différents partenaires. L’animal est un vivipare, c’est à dire que l’embryon issu de la fécondation se développe au sein de l’utérus de la mère qui le nourrit grâce à la liaison avec le placenta et le cordon ombilical. Après 20 semaines de gestation, la femelle met bas un seul petit. Celui-ci naît couvert de poils et s’accroche instantanément au ventre de sa mère, avant de passer la première année sur son dos. Les singes hurleurs atteignent la maturité sexuelle entre l’âge de 3 et 4 ans. Les mâles devront alors aller trouver et créer leur propre groupe. Lorsque l’un d’eux prend la place d’un autre dominant, il est fréquent qu’il élimine les nouveaux-nés mâles afin de prendre le dessus au plus vite sur une nouvelle reproduction. La durée de vie d’une femelle est en moyenne de 11 à 12 ans et celle du mâle de 7 ans.

Ennemis

Les prédateurs naturels principaux du singe hurleur sont le jaguar et les oiseaux de proie comme l’Aigle féroce. Mais son principal ennemi est l’homme : la déforestation, le commerce illégal, le braconnage, la domestication.

Statut

Le singe hurleur du Guatemala est considéré comme une espèce menacée. En dehors de celle-ci, le singe hurleur n’est pas classé comme « en danger » par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Pour autant, la déforestation en masse est une menace importante pour ce primate qui vit au sein des forêts et l’homme est son prédateur le plus redoutable. Il est donc important de profiter du fait que l’animal n’est actuellement pas en danger d’extinction pour agir au mieux afin de conserver ce statut.

Tatou

tatou-animal

Le Tatou

Le Tatou

Identité

Superordre : Xenarthe

Ordre : Mammifère placentaire

Famille : Dasypodidae

Lieu : Amérique du sud jusqu’aux Etats-Unis

Description

Le tatou se compose en 21 espèces différentes. Elles se différencient par leur taille, leur attitude, leur couleur, leur pilosité etc. Elles ont cependant toutes une même caractéristique propre au tatou : une carapace qui s’étend de la pointe du museau jusqu’au bout de la queue, laissant la partie ventrale seulement sans protection. Lorsque l’animal se sent en danger, il se roule en boule formant une armure qui le protège entièrement. Cette carapace est formée de plaques osseuses protégées par de la corne. La tatou possède cinq doigts dotés de longues griffes recourbées lui permettant de creuser son terrier ou de chercher de la nourriture. Il est aussi capable de nager ou de flotter dans l’eau. C’est un animal nocturne et généralement solitaire. Bien que sa vue soit mauvaise, son ouïe et son odorat sont excellent.

tatou

Habitat

Le tatou se retrouve dans toute l’Amérique du sud mais il vit aussi en Amérique central et jusqu’au Etat-Unis où il est même un emblème de Texas aux Etats-Unis. L’animal crains le froid et la sécheresse, ainsi on le trouve seulement dans les zones tropicales et subtropicales, ou parfois semi-aride mais avec des points d’eaux essentiels. Il vit généralement là où la végétation est dense et où le climat est humide et chaud. Le tatou creuse des terriers donnant plusieurs accès vers l’extérieur dans lesquels il vit en solitaire. Généralement, il recouvre le sol de sa galerie principale par un lit de feuilles.

Alimentation

Le tatou se nourrit essentiellement d’insectes, de larves mais aussi de crustacés, de champignons, de baies tombées au sol, de fruits, de végétaux. Il lui arrive aussi de s’alimenter de cadavres d’animaux voir d’humains. Il chasse essentiellement la nuit, s’aidant de son odorat très développé.

Reproduction

Lorsque la période de reproduction débute (différente selon l’espèce), les mâles cherchent les femelles qui se distinguent par une odeur particulière, démontrant qu’elles sont en chaleur. Il peut arriver que des mâles se disputent une femelle, en revanche, une femelle qui n’est pas en chaleur fuira. Les femelles sont capable de retarder la gestation jusqu’à sept mois, bien qu’elle dure en soi environ 120 jours. Une autre particularité existe chez les tatous : ils peuvent donner naissance à des quadruplés absolument identiques, ceux-ci provenant d’un seul ovule qui se serait par la suite divisé en quatre, comme on le retrouve chez les primates et les humains. Les petits pèsent environ 85 grammes à la naissance et atteignent la maturité sexuelle vers les deux ans.

Ennemis

Les principaux prédateurs du tatou sont les mammifères carnivores comme le lynx, le puma, l’ours noir le jaguar, l’ocelot. Lorsque le danger se trouve face à lui, le tatou bondit à la vertical afin de surprendre son agresseur. En revanche, ce système de défense ne l’aide pas face à un autre ennemi : l’homme. L’homme est en effet d’un grand danger pour l’animal, de part son passage en véhicule sur les routes, mais aussi par la chasse et la déforestation. L’animal est chassé pour sa viande mais aussi pour sa carapace qui est utilisée dans l’artisanat.

Statut

Le tatou se distingue en une vingtaine d’espèce. Il est donc impossible de globaliser le statut de l’animal car il varie selon chacune de ces espèces. En revanches, des menaces sérieuses pèsent sur l’animal dans son ensemble, en particulier la chasse et la perte de son habitat dû à la déforestation. Au Brésil, lors de la coupe du monde de football 2014, le tatou à trois bandes était la mascotte officielle. L’association Caatingga, qui agit pour la protection de l’environnement dans le pays, avait proposé alors que la FIFA permette de récolter des fonds dans le but de créer une aire protégée pour l’animal. Bien que déçus du manque de communication à propos de l’animal et de son environnement durant la coupe, l’organisation a reconnu malgré tout une certaine prise de conscience de la part des brésiliens, pour cette espèce menacée d’extinction et classé sur la liste rouge mondial de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature).

 

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