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Inquiétante hausse de la mortalité chez de nombreuses espèces en Alaska

On observe depuis quelques années dans le refuge faunique national d’Alaska, une réserve naturelle de près de deux millions d’hectares située dans la mer de Béring, la mort par milliers d’oiseaux marins. Cette réserve naturelle était censée être le paradis pour les guillemots, les macareux, les stariques et autres oiseaux marins. Mais voilà, le réchauffement climatique et la pollution de la mer de Béring sont en train de bouleverser la chaîne alimentaire, les oiseaux ne parviennent plus à trouver de la nourriture et sont en train de mourir de faim par milliers.

Une hausse du taux de mortalité des espèces de la réserve naturelle de la mer de Béring

Au-dessus de l’île Adak (située dans la réserve naturelle) il ne reste désormais plus que 200 à 300 espèces d’oiseaux marins selon Douglas Causey, professeur à l’université d’Alaska. Cela serait dû à la non-reproduction de ces espèces. Des études sont en cours pour comprendre ce phénomène.

Les oiseaux marins ne sont pas les seules victimes du réchauffement de la mer de Béring. Selon une étude menée en 2017 par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), les otaries et les baleines sont aussi touchées par ce phénomène. La population de ces espèces baisse de manière significative.

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Deux stariques, une espèce d’oiseaux marins particulièrement menacée par le réchauffement de la mer de Béring

Selon un rapport de U.S. Fish and Wildlife Service (USFWS) de 2015, nous observons une baisse de 13 % des populations d’oiseaux marins en Alaska entre 2006 et 2015. Depuis 2014, les scientifiques observent une augmentation de  l’extinction de certaines espèces. En 2017, l’ONG Audubon Alaska a placé 36 espèces d’oiseaux de cet État sur sa « liste rouge » des espèces qui connaissent un déclin.

Ce phénomène n’est pas sur le point de s’estomper, au contraire. En 2018, le service des parcs nationaux américains dénombre plus de 1400 oiseaux qui ont été aperçus en état de décomposition sur les plages de la mer de Béring. Ils indiquent aussi des cas de famine depuis mai 2018.

Ci-dessous nous pouvons apercevoir le nombre d’oiseaux mort et leur type d’espèces selon la zone géographique et la date de découverte de leurs carcasses.

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Recensement d’oiseaux retrouvés mort depuis mai 2018

TBMU (Trick-billed murre) : Guillemot de Brünnich

COMU (common murre) : GuillemotBLKI (black legged kittiwake) : Mouette tridactyle

NOFU (northen fulmar) : Fulmar boréal

STSH (short-tailed shearwater) : le Puffin à bec grêle

FTSP (fork-tailed storm-petrel) : Océanite à queue fourchue

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Une Fulmar Boréal

Le réchauffement climatique mis en cause

Le réchauffement climatique serait la principale cause de ces extinctions. Cela provoquerait la fonte précoce des glaces au printemps. En plus de réchauffer la mer de Béring, la fonte des glaces retarde l’épanouissement du phytoplancton ce qui perturbe la chaîne alimentaire de la région.

Le réchauffement a donc pour effet de bouleverser la chaîne alimentaire de la région, ce problème touche l’ensemble de l’écosystème de la région. Ainsi de nombreuses espèces souffrent de famine et des centaines de milliers d’oiseaux marins en sont morts long de la côte pacifique, dans le golfe d’Alaska et sur les îles aléoutiennes entre 2015 et 2016.

Agir

Les matières plastiques aussi sont un problème, elles se retrouvent dans la mer et sur la terre et sont parfois ingurgitées par les oiseaux. Alors entre réchauffement, famine et pollution, les espèces animales de la mer du Béring peinent à survivre. Ensemble, agissons pour limiter le réchauffement climatique et les déchets. Préservons les espèces.

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Deux Guillemots Brünnich