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Le danger des microbilles de plastique – Arrêtons l’usage

microbilles

Vous avez probablement déjà vu ces microbilles puisqu’elles sont partout ! Principalement utilisées dans les produits cosmétiques les plus courants : dentifrice, déodorant, gommage/exfoliant, nettoyant, … elles sont également présentes dans les produits ménagers (jusqu’à 10% du volume !), textiles, papiers spéciaux, peintures, et bien d’autres encore. Cependant, servent-elles réellement à quelque chose ? Leurs effets douceur ou gommant ne seraient pas véritablement prouvés et c’est plus l’aspect esthétique qui serait pris en compte… Car c’est vrai, voir des petites paillettes et des billes dans les produits, ça donne envie d’acheter et cela, les industriels l’ont bien compris, au détriment de l’environnement…

Dangers : des microbilles non-biodégradables

Ces microbilles de polyéthylène (ou polypropylène), de même composition que les sacs plastiques, mesurent entre 0,1 mm et 0,02 mm de diamètre et sont ainsi impossibles à filtrer lors du traitement des eaux usées. Ces dernières finissent alors dans les océans où elles seront ingérées par des organismes aquatiques ou captées par certains filtreurs comme les éponges, les mollusques ou les crustacés. De plus, elles ne seraient pas biodégradables et resteraient alors très longtemps dans l’eau et les sédiments. Ainsi, la mise en place d’une protection de 30 % des océans d’ici 2030 permettrait notamment de diminuer la progression de ces microbilles (pour plus d’informations, voir l’article « Congrès mondial de la nature : Votez pour la protection des océans »). Effectivement, selon une étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology, plus de 8000 milliards de microbilles se retrouveraient dans les milieux aquatiques chaque jour ! Ce chiffre s’explique par le fait qu’un seul tube de ces cosmétiques peut en contenir des milliers. Ainsi, « les microplastiques représentent 92,4% de la pollution plastique constatée dans les océans » d’après l’ONG 5 gyres, qui agit pour la réduction de la pollution des plastiques dans les océans

Vers une disparition des microbilles ?

La pression de plusieurs ONG telles que Surfrider, Plastic Soup Foundation, Greenpeace, Marine Conservation Society ou encore Seas at Risk a permis de faire réagir plusieurs grandes entreprises.

En Décembre 2012, Unilever a annoncé qu’elle arrêtera d’utiliser des microbilles de plastique dans ses produits cosmétiques d’ici à 2015. De même pour Body Shop, puis Beiersdorf, Colgate-Palmolive, Johnson & Johnson et Target. Puis L’Oréal a annoncé que ses produits n’en contiendraient plus à partir de fin 2017, en remettant en cause cependant la nocivité des microbilles pour l’environnement… Le 20 Juillet 2016 a été validée la loi Biodiversité prévoyant l’interdiction des microbilles contenues dans différents produits d’hygiène et de beauté comme énumérés ci-dessus à partir du 1er Janvier 2018.

Les industriels sont ainsi encouragés à les remplacer par des particules d’origine naturelle, biodégradables, et qui n’affecteraient pas la vie animale, comme des poudres minérales, certains types de sucres ou encore des noyaux de fruits.

Et vous, que pouvez-vous faire ?

Vous pouvez vous aussi agir en évitant d’acheter des produits en contenant, en regardant par exemple la composition des produits : « polyéthylène » signale très probablement la présence de microbilles, ou en allant sur l’application Beat the micro bead développée par Surfrider spécialement dédiée aux consommateurs afin de vérifier la teneur en microbilles de plastique d’un produit.

beatthemicrobeadproject

unep.org

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