EVI
fren
Loup

Le loup : une espèce à protéger

Le loup en quelques mots

Le loup se situe, entre autre, dans les montagnes, les plaines et les forêts d’Europe. C’est un animal très sociable qui vit en meute, généralement composée de 5 à 10 individus. Il se déplace beaucoup, pouvant parcourir jusqu’à 60 km par jour.

Bien que certains loups resteront toujours auprès de leur famille, c’est vers l’âge de 2 ans qu’ils atteignent l’apprentissage nécessaire pour pouvoir partir à la recherche d’un territoire où fonder une nouvelle meute. Ils peuvent vivre jusqu’à en moyenne 10 ans dans la nature.

Le loup, carnivore, chasse essentiellement en meute et lorsqu’il a faim. Il apprécie particulièrement les proies imposantes telles que le cerf, le caribou ou le chevreuil. Il est capable de se nourrir de plusieurs kilos au cours d’un repas puis de jeûner durant une semaine.

Retrouvez une description complète de ce fabuleux animal parmi la rubrique « Animaux du monde ».

La situation en France

Autrefois, les loups se trouvaient dans de nombreuses régions du monde, plus précisément de l’hémisphère nord. Au cours du temps, l’espèce s’est trouvée de plus en plus menacée et on ne la trouve actuellement plus que dans des zones restreintes ou isolées.

Alors qu’ils avaient totalement disparus de France dans les années 1930, c’est en 1992 que les loups refont leur apparition et qu’ils réussissent enfin à se maintenir de nouveau. Mais en France, comme ailleurs, le conflit entre le loup et l’homme ne s’atténue pas. Pourtant, la population dans sa majorité souhaite voir l’animal protégé. Mais c’est sans cesse que des autorisations préfectorales permettent l’abattage de celui-ci, aussi victime du braconnage. Les loups sont accusés de s’en prendre aux élevages ovins, tandis que des systèmes ont été pensés et proposés pour éviter cette situation et pour permettre une cohabitation entre tous.

L’abattage n’est pas une solution, c’est repousser un problème sans y apporter de réponse et c’est injustement s’en prendre à une espèce que l’on se doit de préserver. En plus d’avoir le simple droit de vivre, le loup se trouve être une espèce bénéfique à l’écosystème : de part sa présence et ses besoins nutritionnels, elle régule la biodiversité du lieu qu’elle habite et permet notamment de stopper la propagation de maladies destructrices, touchant aussi les troupeaux d’élevage.Loups

Dans le monde, certaines espèces, comme le ‘loup rouge’ ou le ‘loup d’Ethiopie’ sont déjà classées « en danger critique d’extinction » ou « en danger d’extinction » par l’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Actuellement, le loup gris n’est pas répertorié comme tel, pour autant, c’est au quotidien qu’il est menacé. Ne laissons pas la situation s’aggraver à cause d’un abattage injustifié, entrepris par une minorité de français.

Louveteau© Peupleloup

Pourquoi le loup pose-t-il problème ?

Le conflit se fait entre le loup et l’homme là où le pastoralisme, c’est à dire l’élevage de troupeaux, existe. Le problème vient du fait que le loup, carnivore et prédateur, s’en prend parfois aux animaux d’élevage pour se nourrir. Ce qui fait rager de nombreux éleveurs. Normal, penseront certains. Mais c’est alors qu’il faut prendre en compte certaines points importants :

º Le loup, de part sa nature, est utile et nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème

º Bien que des attaques régulières se produisent, le taux d’animaux d’élevage tués par les loups reste assez faible

º Les éleveurs reçoivent une compensation financière lorsqu’un loup s’en prend à leur troupeau

º Des moyens concrets sont disponibles pour que chaque éleveur puisse contrer la prédation des loups : chiens, barrages électriques, abris…

 

 

Tout n’est donc qu’une question d’adaptation. Éradiquer l’espèce à tout prix n’est pas une solution gagnante, c’est une perte pour tous. Il est important de mettre fin aux tirs de loup abusifs et de remplacer le fusil par un outil de construction d’espaces sécurisés. Il a été prouvé que, partout où le loup n’est pas considéré comme une menace ou un problème, la cohabitation est beaucoup plus positive et les pertes de bétail beaucoup moins importants.

S’informer et aider

Le loup n’a pas de prédateur naturel. Mais un prédateur redoutable s’est imposé à l’espèce : l’homme, qui a une malheureuse tendance à le persécuter. Le loup a été exterminé dans toute l’Amérique de l’Ouest et en Europe. Finalement revenu de loin, il a réussi à se refaire une place parmi nous au cours du temps.

La Convention de Berne et un arrêté ministériel imposent à la France et à l’Europe de protéger l’espèce. Pourtant, et bien que 80% des français (sondage IFOP, Institut Français d’Opinion Publique, de septembre 2013) disent aimer les loups et s’opposer fermement à leur disparition, des chasses ne cessent de s’abattre sur eux et de les décimer.

Des associations, des fondations et des actifs passionnés agissent au quotidien pour protéger les loups en France et dans le monde. Il est important de respecter l’opinion de la population et de respecter les projets pensés pour préserver l’espèce afin de ne plus la voir s’éteindre. Des groupes de personnes s’opposent à sa conservation en profitant de la moindre opportunité pour tuer des loups, au lieu d’accepter de mettre en place des actions simples dans le but d’une cohésion respectueuse.

º Apportez votre voix en communiquant sur le sujet autour de vous et sur les réseaux sociaux influents.

º Soutenez les organisations qui traitent le sujet, comme ce collectif associatif français impliqué :

CAP Loup, un collectif créé et représenté par 7 associations qui agissent pour la protection des animaux en France et dans le monde, avec le soutien de nombreuses organisations membres :

ASPASFerusLPOMille traceslogo-WWFsfepm

º Signez les pétitions qui vous sont partagées via différents groupes et dans vos régions, pour vous opposer concrètement aux abattages du loup.

>> Pétition de CAP Loup

º Écrivez et démontrez votre indignement aux élus locaux et régionaux qui ne respectent pas les actions de protection du loup

Loup

Loup_pixabay