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Le Népal met fin au massacre de Gadhimai

Nepal-sacrifice

©oriana.italy

Le festival Gadhimai

Tous les 5 ans, depuis 300 ans, la tradition népalaise fait vivre le festival Gadhimai, se trouvant être l’un des plus grands mouvements de sacrifice animal au monde. C’est à l’effigie de la Déesse Gadhimai que l’histoire prend forme, les pèlerins se réunissant au temple Bariyabur, battit en son honneur, afin d’apporter leurs offrandes dans l’espoir d’une vie meilleure.

Chaque année donnant lieu à la coutume, des milliers de personnes se préparent, passant même les frontières avec des animaux achetés, afin d’aller au temple les sacrifier par la décapitation. En 2009, plus 500.000 animaux étaient comptés tués lors du festival.

Une bonne nouvelle !

Finalement, en 2014, le nombre de sacrifice a diminué à environ 200.000. C’est en juillet 2015, notamment grâce à la réaction des activistes du monde entier pour la protection des espèces, qu’une victoire réelle s’annonce face à l’événement désastreux de Gadhimai :

Depuis des générations, les pèlerins ont sacrifié les animaux à la Déesse Gadhimai, dans l’espoir d’une vie meilleure. Pour chaque vie prise, notre cœur est lourd. Le temps est venu de transformer une vieille tradition. Le temps est venu de remplacer le meurtre et la violence avec le culte pacifique et de célébration.

Représentant du temple Gadhimai, Ram Chandra Shah.

Avec le soutien de la court suprême d’Inde, les représentants du temple Gadhimai ont prit la décision de mettre fin au sacrifice animal lors du festival. Ainsi, en 2019, aucun massacre ne sera à recenser. Une victoire que souligne Gauri Maulekhi, consultant de l’Human Society International/Inde :

Ceci est une grande victoire pour la compassion, qui permettra de sauver la vie d’innombrables animaux. Le HSI / Inde avait le cœur brisé d’assister à l’effusion de sang à Gadhimai et nous avons travaillé dur pour aider à sécuriser cette interdiction sur le sacrifice.

Il reste un travail important à entreprendre afin de faire accepter cette décision qui change une tradition de plusieurs centaines d’années à la population. Une démarche en bonne voie grâce à la collaboration entre les associations protectrices de la cause animale et les représentants locaux.

Le mot d’EVI

Cette initiative est un exemple qui prouve que l’on peut faire changer les choses, même lorsqu’elles semblent ancrées dans les habitudes des peuples. Grâce à la réaction de chacun et au soutien apporté par les actifs de la protection de la vie animale, des décisions positives peuvent aboutir.

En 2014, des centaines de milliers d’animaux étaient tragiquement tués en l’espace de deux jours. En 2019, ce sacrifice qui aurait du perdurer prendra fin et tous ces animaux qui étaient destinés à vivre le calvaire, continuerons de respirer.

Intéressons-nous aux événements mondiaux et soutenons les organisations tous ensemble pour faire changer les choses.
Comme l’a dit Gandhi :

« On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. »