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La réglementation des cosmétiques : un pas en avant pour la fin des expérimentations animales

En 2013, l’Union Européenne a été la première région du monde à interdire l’utilisation d’animaux dans les tests cosmétiques via la directive 2003/15/CE. Cette loi, en attente depuis 2003, a été renouvelée le 21 septembre 2016 par la Cour de justice européenne.

L’Inde, l’Israël, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, la Turquie, l’État de São Paulo ont également interdit l’utilisation des animaux dans les tests cosmétiques suite à la décision de l’Europe. La Corée du Sud et l’Australie ont récemment adopté des propositions de lois dans ce sens. Des projets de loi sont également en attente pour l’Argentine, la Russie, les États-Unis, Taiwan, le Canada tandis que le Japon est encore en discussion et aucune proposition n’ a encore été faite.*

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© Biocoiff.com / DR

La Chine et sa réglementation sur les tests cosmétiques

En 2014, la Chine a renoncé aux tests pour les produits finis fabriqués sur son sol, exception faite pour les colorations capillaires, les déodorants, les crèmes solaires et les traitements lisseurs. De plus, le gouvernement chinois impose que tous les produits cosmétiques importés en Chine soient testés sur les animaux. Ce qui signifie qu’une marque européenne qui se dit « cruelty-free » mais qui commercialise ses produits en Chine, voit forcément ces derniers testés sur animaux.

En novembre 2016, le gouvernement chinois vient de reconnaître la validité d’un méthode alternative pour tester les cosmétiques. Dès lors, les entreprises étrangères auront désormais la possibilité d’envoyer les résultats recueillis au moyen de cette méthode pour commercialiser ces produits sur le territoire chinois.

Des consommateurs de plus en plus engagés

Il existe une réelle demande de la part des consommateurs de voir disparaître les expérimentations animales dans le domaine des cosmétiques. Une étude effectuée par l’entreprise Nielsen, spécialisée dans les habitudes des consommateurs dans le monde, a démontré l’importance de la mention «non testé sur les animaux». En effet, sur un échantillon de 1000 personnes, 57 % des participants atteste que cette mention est l’argument de vente numéro 1 et 43 % sont prêts à dépenser plus d’argent pour cela.

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La réglementation REACH

Cependant, la mention peut parfois se révéler trompeuse. En effet, des cosmétiques sont encore impliqués dans les tests sur animaux notamment via la réglementation REACH qui oblige toute substance chimique produit à plus d’une tonne par an en Europe à être testée sur animaux. Elle vise à un meilleur contrôle des substances chimiques fabriquées et utilisées sur le marché européen. Pour cela, elle recense toutes les substances chimiques utilisées. Dans le cas où une entreprise souhaite utiliser une substance non répertoriée, un test est obligatoire. Si aucune méthode alternative n’existe pour ce test, la loi permet l’utilisation des animaux. Cette loi l’emporte sur la loi interdisant les tests sur animaux pour les cosmétiques.

Dans l’émission La Quotidienne diffusée en Avril 2016 ayant pour sujet « Non testé sur les animaux » … qu’est ce que ça cache ? , Anne-Marie Gabelica, ingénieure agronome diplômée en biochimie revient sur l’ambiguïté de la législation européenne et de la mention « non testé sur les animaux ».

Comment bien choisir ses cosmétiques non testés sur les animaux ? EVI fait le point pour vous sur les différents labels certifiant l’interdiction des tests et les boutiques qui commercialisent ces produits dans deux articles dédiés.

Allison Demailly, rédactrice EVI.Allison_Demailly

Dans une société où tout va à cent à l’heure et où les préoccupations du quotidien nous éloignent des dégâts causés à la planète, il est important de multiplier les actions afin d’informer et de sensibiliser les personnes au monde qui nous entoure. Une harmonie est possible entre l’homme et la nature. Il suffit que chacun y mette sa patte.

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