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Sacs en plastique : leurs impacts sur la santé des animaux et les nouvelles législations françaises encadrant leur mise sur le marché

La production annuelle de plastique dans le monde est estimée à 300 millions de tonnes et environ 10 % de celle-ci (soit près de 30 millions de tonnes) finit dans les océans. La pollution des océans par les déchets en plastique n’est pas un phénomène récent, la consommation de plastique débutant pendant le Xxème siècle. Quatre cinquièmes des déchets plastiques sont ainsi issus des continents et le cinquième restant provient des activités maritimes.

La nocivité des sacs en plastique pour la faune

Parmi les déchets ‘atterrissant’ dans les océans, se trouvent les sacs en plastique, notamment ceux considérés comme non-réutilisables.

plastique

Il y a encore peu en France, on les trouvait généralement aux caisses des magasins et l’on pouvait les prendre gratuitement afin de ranger et transporter nos courses. Ils sont voués à un gaspillage massif et causent des dommages considérables en termes de pollution. Si dans le meilleur des cas ils sont jetés dans les poubelles, dans le pire ils finissent dans la nature … De part leur légèreté ils s’envolent, migrent, et bien souvent terminent leur parcours dans les océans.

Comme les autres types de déchets plastiques, ils sont néfastes pour la santé et la survie de la faune, car ces plastiques se voient régulièrement ingérés par des oiseaux, des mammifères marins, des poissons … Les diverses conséquences de ces ingestions se révèlent fréquemment mortelles pour les animaux concernés.

À titre d’exemples, on peut citer :

♦ les risques d’étouffement chez la tortue qui confond les sacs avec les méduses

♦ les risques de mort par la faim provoquée par l’absorption de plastiques : l’estomac se retrouvant saturé par ces déchets, l’animal n’est alors plus en capacité de se nourrir.

Baleine de Cuvier découverte avec 30 sacs en plastique dans l'estomac, Norvège

© Université de Bergen

Une histoire récente et tristement marquante est celle de la baleine de Cuvier, qui s’est échouée à plusieurs reprises fin janvier sur l’île de Sotra et que l’on a dû euthanasier afin d’abréger ses souffrances manifestes. L’autopsie révéla par la suite qu’il se trouvait plus de 30 sacs plastiques dans son estomac et qu’elle était en état de malnutrition. Malheureusement le cas de cette baleine est loin d’être une exception et il est représentatif des dangers qu’encourent les animaux qui côtoient ces déchets.

Les nouvelles législations françaises concernant la consommation de sacs en plastique non-réutilisables :

 

Depuis maintenant plusieurs années de nouvelles législations françaises ont vu le jour, réglementant la mise à disposition des sacs en plastique.

Ces nouvelles lois concernent les sacs en plastique à usage unique, c’est-à-dire les sacs de faible épaisseur (inférieure à 50 microns) non-compostables. Ils ont d’abord disparu progressivement des caisses des supermarchés, jusqu’à leur interdiction au 1er juillet 2016. Puis au 1er janvier 2017 l’interdiction s’est étendue aux sacs servant à contenir les fruits et légumes, et autres produits à disposition en ‘vrac’.

Outre les sacs, d’autres produits contenant du plastique seront également bientôt interdits à la vente :

  • les produits cosmétiques contenant des microbilles plastiques (interdiction à partir du 1er janvier 2018)
  • les cotons-tiges (à partir de 2020)
  • la vaisselle jetable (à partir de 2020)

Agir : les alternatives au plastique 

 

Concernant les sacs de courses, diverses alternatives sont possibles et pour beaucoup très pratiques : sacs en plastique biodégradable, sacs en tissus, en papier, paniers, cabas … Et si par mégarde on oublie notre sac à la maison, on peut généralement trouver une de ces alternatives à la caisse des magasins.

Au rayon frais, au ‘vrac’, ou encore au rayon fruits et légumes, les sacs mis à disposition doivent être des sacs compostables ayant une teneur minimale en matière biosourcée, c’est-à-dire une matière d’origine biologique. Cette teneur minimale exigée aujourd’hui (en 2017) est fixée à 30 % et augmentera progressivement, jusqu’à 60 % en 2025. Il est aussi possible d’utiliser des sacs réutilisables, comme des sacs en coton, et pour les moins téméraires en couture, ils en existent des disponibles à l’achat dans certains magasins (notamment dans les boutiques proposant du bio).

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