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Trump signe un décret autorisant l’ouverture de la chasse aux loups et aux ours en Alaska

Impossible de ne pas entendre parler de cette réforme phare du gouvernement Trump tant elle a fait du bruit ! En avril 2017, le président américain signait un nouveau décret autorisant la chasse aux ours et aux loups sur plus de 300 000 km2 de réserves naturelles protégées en Alaska.

Les ours aussi bien que leurs bébés sont les proies des chasseurs.
© Meril Darees et Manon Moulis/ Biosphoto

Que dit le décret ?

Le décret vise à rendre aux Etats la gestion des prédateurs au lieu d’être contrôlée par l’Etat fédéral. Concrètement, grâce à ce décret, les chasseurs, notamment en Alaska, peuvent tuer les ours même en cours d’hibernation. Ils ont également le droit de traquer leurs cibles [les ours, les loups et leurs petits] jusque dans leur tanière et même tirer à vue depuis un hélicoptère.

Pourquoi ce décret ?

Les élus républicains de l’Alaska jugeaient que c’était à l’Etat de définir la politique régulant la chasse sur son territoire. En autorisant la chasse des prédateurs, l’objectif assumé est de favoriser la pratique de la chasse par les particuliers en laissant le gibier foisonner.

Ils ont bénéficié du soutien du principal lobby des armes, la National Rifle Association, et de celui des chasseurs, le Safari Club International.

Le Congrès a justifié l’approbation du décret en affirmant que cela permettrait aux chasseurs qui vivent en Alaska de se nourrir.

Quel sort est réservé aux ours et aux loups d’Alaska ?

Cette loi signée par le président Trump début avril signe aussi le retour à l’utilisation de dispositifs barbares comme les pièges à mâchoires, qui peuvent laisser des animaux souffrir et agoniser pendant des jours. Les collets, nœuds coulants en acier, sont également utilisés. Ils étranglent lentement les animaux piégés. Ces animaux sont donc voués à mourir dans d’atroces souffrances.

© Rebeccadix.eklablog

Quelles conséquences à long terme sur l’écosystème ?

Les ours et les loups sont des prédateurs et leur rôle au sein de la chaîne alimentaire est primordial. Ils régulent de façon naturelle le nombre de proies afin d’éviter une surpopulation de celles-ci qui peut dérégler et mettre en péril la stabilité des écosystèmes.

La loi promulguée par le président américain accentue notamment le phénomène d’extinction des ours polaires, victimes du réchauffement climatique qui a entraîné la fonte de la banquise arctique, leur nombre pourrait baisser d’un tiers d’ici à 2050.

Qu’en pensent les défenseurs d’animaux ?

Aux Etats-Unis, ce nouveau décret a créé la polémique, notamment dans le monde associatif.

Wayne Pacelle de The Human Society déclare que « ce que la Chambre a fait aujourd’hui doit choquer la conscience de tout amoureux des animaux aux Etats-Unis ».

La nouvelle loi a eu un retentissement jusqu’en France où les défenseurs des animaux ont fait entendre leur mécontentement.

Le Fonds international pour la protection des animaux «condamne» dans un communiqué cette loi «permettant l’abattage d’animaux aussi emblématiques que les grizzlis, les loups. »

Les internautes se sont également mobilisés en dénonçant un décret « scandaleux ». Ils ont lancé deux pétitions en ligne sur les plateformes Change.org et Mesopinions.com pour empêcher le « massacre » des ours et des loups.

Et vous que pouvez-vous faire ?

Vous pouvez aussi montrer votre engagement pour la cause animale :

En vous rendant sur le site de Daily Geek Show, vous pourrez visionner une vidéo qui résume de façon claire le décret voté par le gouvernement Trump ainsi que ses conséquences sur la vie des loups et des ours.

Signez les différentes pétitions qui circulent en ligne pour soutenir la défense de ces animaux.

Parlez-en autour de vous afin de sensibiliser le maximum de personnes.

Projet d’exploitation d’hydrocarbures en mer de Trump

La faune et la flore au pied du mur

Marjorie de Larichaudy, rédactrice EVI.

J’aime la beauté des choses de l’intérieur, du dedans, qui relèvent de l’intime : comme les belles histoires d’amour et de courage que renferment les livres ou le magnifique souvenir enfoui dans une photographie. Mais j’ai vite compris qu’il y avait plus beau à contempler, dehors, à l’extérieur : le monde.

Si ma plume peut chatouiller les consciences d’un plus grand nombre, c’est avec un réel plaisir que je la prendrai pour soutenir cet admirable combat qu’est la protection de l’environnement et de tous les êtres qui y vivent.

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